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Pride & Prejudice, de Jane Austen

Pride & Prejudice

Titre: Pride & Prejudice

Éditeur: Penguin Classics

Date de publication: 1813 (1ère édition), 2006 (Penguin Classics)

Langue: Anglaise

Nombre de pages: 428 pages

Quatrième de couverture (en anglais):

First impressions aren’t always the best…

Lizzy’s embarrasing mother is determined to pair her off as soon as possible. But when she’s introduced to the highly eligible bachelor Darcy, Lizzy decides he is far too aloof for her liking. He, for his part, seems totally indifferent to her. Then she discovers that he’s been meddling in her family’s affairs, and is determined to dislike him more than ever.

But what are Darcy’s real motives? Is he more interested in Lizzy than he’ll care to admit? And could pride stop them both from admitting what they really feel?

Mon avis:

La première fois que je chronique un classique. (Grande émotion). Ceux qui me suivent savent (ou peut-être pas, peu importe) que je participe actuellement au Challenge Austenien lancé par Mlle Allice. Le premier livre que j’ai donc décidé de lire de cette auteure a été Pride & Prejudice (alias Orgueil et Préjugés) (et s’il vous plaît: Prejudice avec un i, pas Prejudaïce, je me suis déjà fait réprimander à cause de ce détail :P). Pourquoi? Parce que j’ai déjà vu l’adaptation cinématographique de 2005, et que Elizabeth (enfin Keira Knightley, à vrai dire) et Mr Darcy m’ont fasciné. Je vous livre maintenant mes impressions sur le livre, 3 mois après avoir commencé sa lecture (ho non, je ne suis pas lent. Du tout.).

Je vais tout d’abord relever, bien évidemment, le style de Jane Austen. Même si le livre date du XIXe siècle (tout début du siècle, d’autant plus), l’anglais n’est pas vraiment difficile à comprendre. Certes, c’est différent de ce que j’ai pu voir dans One Day, l’anglais de Ms Austen semble plus académique, ou en tout cas plus recherché. Mais on s’y fait vite, et surtout, ça a été une joie, pour moi, de découvrir que la littérature anglaise, même moderne, privilégie tout autant un style direct, loin des fioritures francophones. J’ai également beaucoup apprécié  l’ironie dissimulée à de très nombreuses reprises dans des répliques qui pourraient sembler anodines.

Pour ce qui est de l’histoire, j’avoue avoir eu quelques difficultés. À certains passages, il me semble qu’il ne se passe pas grand-chose et que tout ce que je lis ne sert pas à faire avancer l’action. Dans cette optique, toute la première partie a été un peu difficile à surpasser, notamment parce que je n’aimais vraiment pas Mr Collins, et que Darcy n’était définitivement pas assez présent. Cependant, je vous rassure: passée cette première partie un peu longue, le livre est très bien construit et l’histoire devient, pour moi, plus intéressantes.

À propos des personnages, je peux dire qu’il y en a beaucoup, et pour tous les goûts. À part l’exception que je viens de citer et Lady Catherine de Bourgh, j’ai aimé la plupart des personnages. La famille Bennet est certes spéciale, mais charmante! Entre Jane et Liz, très posées et décidées, et leurs soeurs cadettes (sauf Mary), plutôt mouvementées et insouciantes, il y a là toute une panoplie de caractères qui ne peut pas nous ennuyer, sans compter encore les positions si différentes sur leurs affaires familiales de Mr et Mrs Bennet. De même, la famille Lucas était agréable; une partie des Bingleys était par contre moins supportable. Néanmoins, j’ai vraiment été fasciné par l’histoire d’amour que vivent Darcy et Elizabeth. Celle de Jane et Bingley est certes charmante, celle de Lydia et Wickham presque exaspérante, mais les deux restent prévisibles. L’amour qui naît entre Liz et Darcy est quant à lui bien différent, et les états d’âme d’Elizabeth, qui commence par haïr Darcy puis par l’apprécier peu à peu, sont très bien décrits par Austen, qui semble vouloir donner une dimension réaliste au livre.

Maintenant que je reprends cette chronique, je me rends compte que je n’arrive pas à retrouver la plupart des observations et commentaires que je voulais partager dans ma chronique. Pride & Prejudice a été une lecture agréable, quelquefois un peu difficile. Je me suis facilement attaché aux personnages principaux, et aucun d’entre eux ne m’a laissé différent (mes amis Facebook et Livraddict se rappellent peut-être d’un de mes statuts, où je m’emportais légèrement contre Lady Catherine de Bourgh). Le livre est également une excellente représentation de l’univers social anglais du XIXe, avec tout ce qu’une telle société implique pour les femmes: le mariage. Pride & Prejudice retrace jusqu’où cette aventure peut mener, pour le meilleur ou pour le pire, sans être un livre moralisateur.

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