One Day – Le Film!

(Non ce n’est pas un blog uniquement consacré à One Day, je vous rassure!)

Un petit billet pour vous dire que One Day, le premier et pour l’instant seul livre que j’ai chroniqué, va avoir droit à une version sur grand écran! À vrai dire le film a déjà été tourné, et il sortira cet été (au Royaume-Uni en tout cas).

Je vous laisse la bande-annonce, que je vous déconseille cependant de visionner si vous ne voulez pas être spoilé. C’est dommage, car elle raconte une grande partie de l’histoire. En tout cas le film m’a l’air réussi, et s’il suit les personnages comme le fait le livre, il va être excellent. Je me réjouis de le voir! 🙂

Et au passage, je suis un lecteur relativement lent… vous ne verrez donc pas de nouvelle chronique avant la fin de la semaine, puisqu’il me manque encore une centaine de pages de Lolita de Vladimir Nabokov. Oui, je me fais traiter de pervers à chaque fois que quelqu’un voit le livre dans mon sac – mais c’est un vrai chef-d’oeuvre.

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One Day, de David Nicholls

One Day - David Nicholls

Titre: One Day

Éditeur: Hodder & Stoughton

Date de publication: 2009

Langue: Anglaise

Nombre de pages: 437 pages

Quatrième de couverture (en anglais):

You can live your whole life not realising that what you’re looking for is right in front of you.

15th July 1988. Emma and Dexter meet on the night of their graduation. Tomorrow they must go their separate ways.

So where will they be on this one day next year? And the year after that?

And every year that follows?

Mon avis:

Avant de commencer à vous parler plus proprement du livre, je pense qu’il vaudrait mieux que je contextualise un peu, et que je vous raconte comment ce livre a débarqué dans ma vie. Parce qu’il est arrivé à un moment propice, si je puis dire.

Au départ, l’idée de lire un livre en anglais est apparue alors que je discutais avec des amis de mon envie de prendre anglais comme troisième discipline en faculté des Lettres l’année prochaine (bienvenue en Suisse). N’ayant malheureusement pas fait d’anglais durant ces trois dernières années (parce que je faisais du grec ancien [bienvenue en Suisse – bis]), j’avoue que l’idée me stressait un peu: est-ce que je pourrais être à la hauteur, même en appréciant énormément cette langue? Mes amis étant sympathiques et m’aimant beaucoup, ils m’ont rassuré et m’ont dit que je pouvais lire des livres en anglais maintenant pour voir si je m’en sortais. J’en ai par la suite parlé à une autre amie, étudiante en anglais, qui elle m’a déconseillé la lecture des classiques (ce que je comptais faire), mais m’a proposé de lire One Day, un livre qu’elle avait beaucoup apprécié. Le lendemain (ou le sur-lendemain, je ne me souviens plus exactement), je me suis précipité à la librairie et l’ai acheté.

Et j’ai bien évidemment commencé à le lire. Pour ceux que ça intéresserait: je n’ai pas eu de problèmes de compréhension – oui, je suis (un peu) rassuré. Mais plus que ça, ce livre m’a vraiment touché. Et je vais (enfin) vous dire pourquoi!

Tout d’abord, j’ai apprécié le format. Chaque chapitre est une année suivant celle du graduation day, le livre s’étalant sur 20 ans. Ce choix permet d’avoir une bonne vue d’ensemble de ce qui arrive dans la vie des personnages, sans trop s’attarder sur des détails insignifiants. C’est original et permet de garder un certain suspens à la fin de certains chapitres (rien d’insoutenable non plus, quand même, ce n’est pas le genre).

Les deux personnages principaux m’ont également conquis. J’ai aimé Emma autant que Dexter. Je me retrouvais dans la première: elle a un côté idéaliste que nous avons tous connus dans notre jeunesse; elle a des rêves qu’elle veut certes réaliser, mais qui restent globalement flous. Le deuxième personnage ne pouvait cependant pas me déplaire: il a une route qui semble toute tracée, on imagine que son futur sera parfait, et on découvre petit à petit des failles. Mais j’ai également détesté les personnages, au fil de la lecture: à force de se chercher, d’essayer de trouver quelle vie leur correspond, ils ne vont nulle part. J’ai eu souvent envie de leur dire « non, pas par là! Non, ne fais pas ça! ». Ça m’irritait passablement; mais finalement n’est-ce pas exactement ce que l’on fait dans notre vie, chaque jour, trop réfléchir, se perdre et se retrouver (parfois)?

L’histoire d’amour – oui parce qu’il y en a une – est bien pensée. Loin des clichés, elle représente une passion étrange, mais loin de la démesure. Finalement, c’est une histoire qui peut nous arriver à chacun d’entre nous, sur la durée. David Nicholls réussit à analyser les relations entre êtres humains, et leur complexité. On tombe rarement sur l’homme ou la femme de sa vie; et si ça nous arrive, le coup de foudre est rare. On trouvera toujours des côtés positifs, des qualités qui nous plaisent, mais des défauts qui pèsent parfois lourd dans la balance. Comment dans ce cas, savoir si la personne est bien the only one? D’autant plus dans ce contexte où ni Dexter ni Emma ne veulent se montrer trop attachés à l’autre, car ce n’est définitivement pas in. C’est aussi dans cette partie de l’histoire que se dévoile une grande partie de la personnalité complexe de nos deux personnages: chacun à sa manière, il fuit le bonheur, tout en pensant l’avoir trouvé.

La réflexion sur les études, et principalement sur ce qui s’en suit, m’a aussi touché. Je ne peux pas être objectif sur ce point: étant au début des mes études universitaires, je me pose beaucoup de questions, et j’ai parfois peur d’être le seul à me « compliquer autant la vie ». Cependant, en lisant ce livre, j’ai pu voir que ce n’était pas le cas: les mêmes questions traversent l’esprit d’Emma, principalement, mais également de Dexter. En suivant leurs aventures, on voit leur cheminement; on comprend comment les envies de la vingtaine ne se retrouvent plus à trente ans, que ce soit par de simples évolutions de notre personnalité ou par les coups du destin, nous menant sur des chemins auxquels on n’avait jamais songé auparavant. Encore une fois, cet enchevêtrement-là, c’est la vie, la vraie; et c’est ce qui m’a séduit dans le livre.

En somme, One Day est un excellent livre. Il nous fait suivre le parcours de deux jeunes représentatifs de leur société: l’un est idéaliste, l’autre plutôt conformiste. Leurs vies futures se dessinent en un nombre innombrable de scénarios différents; et à vrai dire, David Nicholls en explore une grande partie, nous montrant à quel point la vie se joue de nous, parfois. Il réussit à nous faire ressentir une immense sympathie pour ces personnages. Il nous emmène au plus profond de leurs sentiments, et on ne peut que se rendre compte, quand on repose le livre à la lecture du dernier chapitre, qu’on les connaît par cœur – et surtout, qu’on les aime, qu’ils vont nous manquer. En tout cas, ils me manquent, à moi.

« You’re gorgeous, you old hag, and if I could give you just one gift ever for the rest of your life it would be this. Confidence. It would be the gift of confidence. Either that or a scented candle. » (Dexter to Emma)

(Il me semblait que j’avais beaucoup plus à dire quand je lisais le livre, mais maintenant que je suis devant mon écran d’ordinateur, tout s’évapore. Soyez indulgents, c’est ma première chronique; promis, je ferai tout pour m’améliorer.)

Challenge Austenien

(Ho God, mon premier « vrai » billet, qui n’est pas fait pour me présenter! So exciting! :-))

Grâce à ce fameux site où je me suis inscrit (i.e. Livraddict), j’ai commencé à découvrir la vie cachée des lecteurs sur Internet; et l’une des activités que ces gens aiment le plus faire, ce sont des challenges!

Pour le coup, je me suis inscrit à un challenge pour lire l’œuvre de Jane Austen. Je vous laisse la description qu’en a fait sa créatrice, j’ai nommé Mlle Alice:

On aime Jane Austen, on croit la connaître et puis patatra, tout s’écroule! On fait un mauvais score à un quizz austenien puis en relisant la fin d’un de ses livres, on se rend compte qu’on en gardait un souvenir assez inexacte! C’est le début de la fin… Et là, on comprend qu’il est grandement temps de se replonger corps et âme dans son oeuvre! Alors voilà, je me lance!! Voici venu mon premier Challenge Austenien!

La règle principale est très simple: passer de bons moments en compagnie de Jane! Bon, pour les détails techniques, il suffit de vous inscrire, quand vous le voulez. Le challenge durera un an, disons jusqu’au 1 Mai 2012 mais sera sûrement reconduit ensuite. A chaque fois que vous posterez un billet, vous pourrez me le signaler sur la page spéciale que je viens de créer et je mettrai un lien vers votre blog. En échange, merci de mettre un lien vers cette même page dans vos billets et la bannière du challenge sur votre blog.

Dernier détail, choisissez votre niveau:

Niveau Henry Tilney: 2 livres de Jane Austen, 2 livres de paralittérature austenienne, 2 adaptations

Niveau Captain Wentworth: 4 livres de Jane Austen, 4 livres de paralittérature austenienne, 4 adaptations

Niveau Mr. Darcy: 6 livres de Jane Austen, 6 livres de paralittérature austenienne, 6 adaptations.

Je m’inscris donc pour le niveau Henry Tilney. À vrai dire j’ai déjà tout un plan de lecture: je vais sûrement commencer par Orgueils et Préjugés, en anglais pour le coup (on verra si j’arrive), puis par Emma (que j’ai déjà en portugais, alors j’en profite). Par la suite, je m’attaquerai à Orgueils et Préjugés et Zombies (en portugais, encore une fois), et je chercherai un ouvrage de paralittérature sur le personnage d’Emma. Pour les adaptations, je reverrai avec grand plaisir le film de 2005 issu d’Orgueils et Préjugés, puis je me renseignerai sur ce qui existe à propos d’Emma.

Can’t wait! 🙂

Challenge Austenien

P.S.: Il semblerait bien que je sois le premier homme à m’inscrire à ce challenge d’ailleurs. (Oui, je lis Jane Austen – et je fais aussi la cuisine, et le ménage, si ça intéresse quelqu’un.) (Non, je ne suis pas désespéré, non.)

Introduction

Je n’aime pas vraiment les introductions. Je ne sais jamais vraiment ce que je peux y dire. Parler de moi? D’accord, mais jusqu’à quel point puis-je le faire sans avoir l’air égocentrique ou égoïste? Parler de ma passion? Il suffit de regarder le titre du blog pour le comprendre. Parler de quoi, alors?

En somme, c’est compliqué. Je ne savais même pas quel titre donner à l’article. Introduction? Incipit, pour signaler que nous sommes bien dans le thème de la littérature, et que ce blog, comme tout bon roman, se doit d’avoir un incipit? « Acte I, Scène I »? J’aurais envie de transformer ce petit bout de Toile en tragédie classique  en 5 actes – mais je ne veux pas qu’il meure. Finalement, ce sera Introduction. Ne pas faire compliqué, take it easy est le mot d’ordre.

Alors bon. Me voici rendu à deux paragraphes d’introduction, de présentation de moi-même et de mon blog. J’essayerai tout de même d’être un peu plus précis. Je suis un jeune lecteur même pas âgé de 20 ans (mais presque).  Plutôt solitaire au niveau de mes lectures, j’ai découvert un site fabuleux sur lequel je partage mon opinion et mes avis sur mes lectures; et bien évidemment, très vite est née en moi l’envie de le faire d’une manière plus « formelle » ou plus professionnelle. Me voici donc.

Si je devais citer le genre de lectures qui me passionnent, je ne saurais être vraiment précis. J’ai lu beaucoup de fantasy étant plus jeune, passant par des ouvrages incontournables pour ma génération: Harry Potter, la saga du Livres des étoiles d’Erik L’Homme, À la croisée des mondes de Phillip Pullmann; mais aussi d’autres classiques, n’ayant rien à voir avec la fantasy, comme Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, ou des romans de la Comtesse de Ségur, qui m’ont réellement initié à la lecture alors que je n’avais même pas 8 ans. J’en garde de très bon souvenirs. Durant mon cursus scolaire, j’ai pris plaisir à lire des classiques tels que Bel-Ami de Guy de Maupassant ou Madame Bovary de Gustave Flaubert; de même j’ai découvert L’Homme Illustré de Ray Bradbury, me donnant fortement envie de me plonger dans l’univers de cet auteur. Je ne saurais m’arrêter sans noter l’importance que prend pour moi la littérature anglophone, particulièrement britannique, ces derniers temps: je compte me lancer dans la lecture de Jane Austen, en anglais si possible, en français autrement (ou même en portugais – oui je suis bilingue!).

Pour résumer, il se peut que vous aperceviez des ouvrages assez hétéroclites dans ma bibliothèque. Je me nourris de tout.

Le cher compteur de mots de WordPress m’annonce que je suis arrivé à 434 mots en écrivant cette phrase. Pas mauvais (l’outil – et ma performance). Finalement, j’aime assez parler de moi. Je pourrais enchaîner sur ma vie passionnante et palpitante, mais je pense que le mieux est encore de céder la place à la littérature. Judicieux, non?

J’espère que ce blog vous plaira, et au passage, je vous prie de vous exprimer le plus possible dans les commentaires des articles! J’aime partager, d’où l’existence de ce blog; j’aime encore plus lorsque les autres font de même. Restez tout de même courtois (nous sommes tous gentils, ici); dans le cas contraire, je me verrais forcé de supprimer les commentaires désobligeants (et vous me rendriez triste, ce que vous ne tenez absolument pas à faire, n’est-ce pas?).

Sur ce, chers amis lecteurs, je vous souhaite une bonne découverte, et me réjouis de débuter cette aventure avec vous.

Träumer