Archives mensuelles : mai 2011

[Challenge Austenien] – Pride & Prejudice: started reading

Hello!

Un petit billet pour vous dire que je me suis officiellement lancé dans le Challenge Austenien avec la lecture d’Orgueils et Préjugés, en version originale s’il vous plaît!

Je l’ai acheté en édition Penguin, bien évidemment. J’adore ces éditions: leurs couvertures sont franchement réussies (que ce soit celle-ci, en poche, ou les autres Penguin Classics, plus grands), et la couverture paperback est très agréable. Par contre, j’apprécie moins les Penguin verts: ils sont en effet vraiment pas chers, mais les pages se déchirent, ce qui me chagrine tout le temps.

Pour en revenir à P&P (ou O&P, choisissez), j’apprécie assez pour le moment. Mettons que je connais déjà l’histoire (merci Keira Knightley!), ce qui facilite peut-être la lecture. J’apprécie néanmoins les chapitres très courts, pour la plupart, j’ai l’impression de les lire plus vite!

Je vous laisse avec un passage du livre, en lien avec mon dernier article, sur la poésie:

‘When she was only fifteen, there was a gentleman at my brother Gardiner’s in town, so much in love with her, that my sister-in-law was sure he would make her an offer before we came away. But however he did not. Perhaps he thought her too young. However, he wrote some verses on her, and very pretty they were.’

‘And so ended his affection,’ said Elizabeth impatiently. ‘There has been many a one, I fancy, overcome in the same way. I wonder who first discovered the efficacy of poetry in driving away love!’

‘I have been used to consider poetry as the food of love,’ Said Darcy.

‘Of a fine, stout, healthy love it may. Every thing nourishes what is strong already. But if it be only a slight, thin sort of inclination, I am convinced that one good sonnet will starve it entirely away.’

Jane Austen, Pride & Prejudice, Vol. I, Chapter 9

[Poetry] Things that could happen

J’ai acheté il y a déjà quelques mois une anthologie anglaise de poèmes sur l’amour [il y en avait un autre sur la vie, mais trouvant que l’amour est un sujet plus propice aux poèmes, j’ai pris celui-ci]. En le (re)feuilletant l’autre jour, j’y ai découvert un poème qui m’a beaucoup plu: il s’agit de « Things that could happen », de Jacob Sam-La Rose.

En somme, le poète fait une liste de tout ce qui peut arriver à un dîner galant avec la fille que vous aimez, lorsque vous le lui avez déclaré. Il énumère 19 possibilités, et je ne vais pas vous retranscrire le poème, puisque le monsieur n’est – heureusement – pas encore mort, et que donc son œuvre n’est pas tombée dans le domaine public!

Je vais à la place vous citer les « vers » qui m’ont le plus fait sourire:

3. There’s a pin-drop silence. She turns the knife in her hand, slowly.

6. She falls in love with the waiter.

7. She falls in love with the waitress.

10. They laugh.

11. They have passionate sex in the single toilet.

17. She chokes on a noodle. He Heimlichs her. She sees him in a different light, as he dabs the sparkling sputum from her lips.

19. Before he can speak, she leans accross the table, fingers barely touching the corners of his mouth, and says I know, already. I know.

J’aimerais pouvoir vous le présenter en entier, mais je respecte les droits d’auteurs – qui sont, il faut le dire, effrayants. Je préfère donc m’en tenir à ça; par contre, si vous êtes intéressés par ce recueil, je vous laisse la référence:

BARBER, Laura (selection and preface), Penguin’s Poems for Love, London: Penguin Books, 2010.

Les poèmes sont classés par catégories, selon comment l’amour est ressenti et retranscrit par l’auteur. L’anthologie couvre toute la poésie anglaise, depuis Shakespeare, et même avant, si je ne m’égare, jusqu’à des poètes contemporains, comme celui dont je viens de vous parler.

Penguin's Poems for Love

One Day – Le Film!

(Non ce n’est pas un blog uniquement consacré à One Day, je vous rassure!)

Un petit billet pour vous dire que One Day, le premier et pour l’instant seul livre que j’ai chroniqué, va avoir droit à une version sur grand écran! À vrai dire le film a déjà été tourné, et il sortira cet été (au Royaume-Uni en tout cas).

Je vous laisse la bande-annonce, que je vous déconseille cependant de visionner si vous ne voulez pas être spoilé. C’est dommage, car elle raconte une grande partie de l’histoire. En tout cas le film m’a l’air réussi, et s’il suit les personnages comme le fait le livre, il va être excellent. Je me réjouis de le voir! 🙂

Et au passage, je suis un lecteur relativement lent… vous ne verrez donc pas de nouvelle chronique avant la fin de la semaine, puisqu’il me manque encore une centaine de pages de Lolita de Vladimir Nabokov. Oui, je me fais traiter de pervers à chaque fois que quelqu’un voit le livre dans mon sac – mais c’est un vrai chef-d’oeuvre.

One Day, de David Nicholls

One Day - David Nicholls

Titre: One Day

Éditeur: Hodder & Stoughton

Date de publication: 2009

Langue: Anglaise

Nombre de pages: 437 pages

Quatrième de couverture (en anglais):

You can live your whole life not realising that what you’re looking for is right in front of you.

15th July 1988. Emma and Dexter meet on the night of their graduation. Tomorrow they must go their separate ways.

So where will they be on this one day next year? And the year after that?

And every year that follows?

Mon avis:

Avant de commencer à vous parler plus proprement du livre, je pense qu’il vaudrait mieux que je contextualise un peu, et que je vous raconte comment ce livre a débarqué dans ma vie. Parce qu’il est arrivé à un moment propice, si je puis dire.

Au départ, l’idée de lire un livre en anglais est apparue alors que je discutais avec des amis de mon envie de prendre anglais comme troisième discipline en faculté des Lettres l’année prochaine (bienvenue en Suisse). N’ayant malheureusement pas fait d’anglais durant ces trois dernières années (parce que je faisais du grec ancien [bienvenue en Suisse – bis]), j’avoue que l’idée me stressait un peu: est-ce que je pourrais être à la hauteur, même en appréciant énormément cette langue? Mes amis étant sympathiques et m’aimant beaucoup, ils m’ont rassuré et m’ont dit que je pouvais lire des livres en anglais maintenant pour voir si je m’en sortais. J’en ai par la suite parlé à une autre amie, étudiante en anglais, qui elle m’a déconseillé la lecture des classiques (ce que je comptais faire), mais m’a proposé de lire One Day, un livre qu’elle avait beaucoup apprécié. Le lendemain (ou le sur-lendemain, je ne me souviens plus exactement), je me suis précipité à la librairie et l’ai acheté.

Et j’ai bien évidemment commencé à le lire. Pour ceux que ça intéresserait: je n’ai pas eu de problèmes de compréhension – oui, je suis (un peu) rassuré. Mais plus que ça, ce livre m’a vraiment touché. Et je vais (enfin) vous dire pourquoi!

Tout d’abord, j’ai apprécié le format. Chaque chapitre est une année suivant celle du graduation day, le livre s’étalant sur 20 ans. Ce choix permet d’avoir une bonne vue d’ensemble de ce qui arrive dans la vie des personnages, sans trop s’attarder sur des détails insignifiants. C’est original et permet de garder un certain suspens à la fin de certains chapitres (rien d’insoutenable non plus, quand même, ce n’est pas le genre).

Les deux personnages principaux m’ont également conquis. J’ai aimé Emma autant que Dexter. Je me retrouvais dans la première: elle a un côté idéaliste que nous avons tous connus dans notre jeunesse; elle a des rêves qu’elle veut certes réaliser, mais qui restent globalement flous. Le deuxième personnage ne pouvait cependant pas me déplaire: il a une route qui semble toute tracée, on imagine que son futur sera parfait, et on découvre petit à petit des failles. Mais j’ai également détesté les personnages, au fil de la lecture: à force de se chercher, d’essayer de trouver quelle vie leur correspond, ils ne vont nulle part. J’ai eu souvent envie de leur dire « non, pas par là! Non, ne fais pas ça! ». Ça m’irritait passablement; mais finalement n’est-ce pas exactement ce que l’on fait dans notre vie, chaque jour, trop réfléchir, se perdre et se retrouver (parfois)?

L’histoire d’amour – oui parce qu’il y en a une – est bien pensée. Loin des clichés, elle représente une passion étrange, mais loin de la démesure. Finalement, c’est une histoire qui peut nous arriver à chacun d’entre nous, sur la durée. David Nicholls réussit à analyser les relations entre êtres humains, et leur complexité. On tombe rarement sur l’homme ou la femme de sa vie; et si ça nous arrive, le coup de foudre est rare. On trouvera toujours des côtés positifs, des qualités qui nous plaisent, mais des défauts qui pèsent parfois lourd dans la balance. Comment dans ce cas, savoir si la personne est bien the only one? D’autant plus dans ce contexte où ni Dexter ni Emma ne veulent se montrer trop attachés à l’autre, car ce n’est définitivement pas in. C’est aussi dans cette partie de l’histoire que se dévoile une grande partie de la personnalité complexe de nos deux personnages: chacun à sa manière, il fuit le bonheur, tout en pensant l’avoir trouvé.

La réflexion sur les études, et principalement sur ce qui s’en suit, m’a aussi touché. Je ne peux pas être objectif sur ce point: étant au début des mes études universitaires, je me pose beaucoup de questions, et j’ai parfois peur d’être le seul à me « compliquer autant la vie ». Cependant, en lisant ce livre, j’ai pu voir que ce n’était pas le cas: les mêmes questions traversent l’esprit d’Emma, principalement, mais également de Dexter. En suivant leurs aventures, on voit leur cheminement; on comprend comment les envies de la vingtaine ne se retrouvent plus à trente ans, que ce soit par de simples évolutions de notre personnalité ou par les coups du destin, nous menant sur des chemins auxquels on n’avait jamais songé auparavant. Encore une fois, cet enchevêtrement-là, c’est la vie, la vraie; et c’est ce qui m’a séduit dans le livre.

En somme, One Day est un excellent livre. Il nous fait suivre le parcours de deux jeunes représentatifs de leur société: l’un est idéaliste, l’autre plutôt conformiste. Leurs vies futures se dessinent en un nombre innombrable de scénarios différents; et à vrai dire, David Nicholls en explore une grande partie, nous montrant à quel point la vie se joue de nous, parfois. Il réussit à nous faire ressentir une immense sympathie pour ces personnages. Il nous emmène au plus profond de leurs sentiments, et on ne peut que se rendre compte, quand on repose le livre à la lecture du dernier chapitre, qu’on les connaît par cœur – et surtout, qu’on les aime, qu’ils vont nous manquer. En tout cas, ils me manquent, à moi.

« You’re gorgeous, you old hag, and if I could give you just one gift ever for the rest of your life it would be this. Confidence. It would be the gift of confidence. Either that or a scented candle. » (Dexter to Emma)

(Il me semblait que j’avais beaucoup plus à dire quand je lisais le livre, mais maintenant que je suis devant mon écran d’ordinateur, tout s’évapore. Soyez indulgents, c’est ma première chronique; promis, je ferai tout pour m’améliorer.)

Challenge Austenien

(Ho God, mon premier « vrai » billet, qui n’est pas fait pour me présenter! So exciting! :-))

Grâce à ce fameux site où je me suis inscrit (i.e. Livraddict), j’ai commencé à découvrir la vie cachée des lecteurs sur Internet; et l’une des activités que ces gens aiment le plus faire, ce sont des challenges!

Pour le coup, je me suis inscrit à un challenge pour lire l’œuvre de Jane Austen. Je vous laisse la description qu’en a fait sa créatrice, j’ai nommé Mlle Alice:

On aime Jane Austen, on croit la connaître et puis patatra, tout s’écroule! On fait un mauvais score à un quizz austenien puis en relisant la fin d’un de ses livres, on se rend compte qu’on en gardait un souvenir assez inexacte! C’est le début de la fin… Et là, on comprend qu’il est grandement temps de se replonger corps et âme dans son oeuvre! Alors voilà, je me lance!! Voici venu mon premier Challenge Austenien!

La règle principale est très simple: passer de bons moments en compagnie de Jane! Bon, pour les détails techniques, il suffit de vous inscrire, quand vous le voulez. Le challenge durera un an, disons jusqu’au 1 Mai 2012 mais sera sûrement reconduit ensuite. A chaque fois que vous posterez un billet, vous pourrez me le signaler sur la page spéciale que je viens de créer et je mettrai un lien vers votre blog. En échange, merci de mettre un lien vers cette même page dans vos billets et la bannière du challenge sur votre blog.

Dernier détail, choisissez votre niveau:

Niveau Henry Tilney: 2 livres de Jane Austen, 2 livres de paralittérature austenienne, 2 adaptations

Niveau Captain Wentworth: 4 livres de Jane Austen, 4 livres de paralittérature austenienne, 4 adaptations

Niveau Mr. Darcy: 6 livres de Jane Austen, 6 livres de paralittérature austenienne, 6 adaptations.

Je m’inscris donc pour le niveau Henry Tilney. À vrai dire j’ai déjà tout un plan de lecture: je vais sûrement commencer par Orgueils et Préjugés, en anglais pour le coup (on verra si j’arrive), puis par Emma (que j’ai déjà en portugais, alors j’en profite). Par la suite, je m’attaquerai à Orgueils et Préjugés et Zombies (en portugais, encore une fois), et je chercherai un ouvrage de paralittérature sur le personnage d’Emma. Pour les adaptations, je reverrai avec grand plaisir le film de 2005 issu d’Orgueils et Préjugés, puis je me renseignerai sur ce qui existe à propos d’Emma.

Can’t wait! 🙂

Challenge Austenien

P.S.: Il semblerait bien que je sois le premier homme à m’inscrire à ce challenge d’ailleurs. (Oui, je lis Jane Austen – et je fais aussi la cuisine, et le ménage, si ça intéresse quelqu’un.) (Non, je ne suis pas désespéré, non.)